"Il existe une limite à la force que les plus puissants eux-mêmes ne sauraient atteindre sans se détruire. L'art véritable de tout gouvernement est d'évaluer cette limite ; le mauvais usage du pouvoir constitue le péché fatal. La loi ne peut être un outil de vangeance, pas plus qu'un otage ou une barrière contre les martyrs qu'elle a pu créer ; on ne peut menacer un individu et se soustraire aux conséquences.
Muad'Dib et la Loi, extrait des Commentaires de Stilgar"
Extrait de l'avant dernier chapitre du 1er volume de l'excellentissime roman fleuve "Dune" de Frank Herbert. Peut-être un jour me résignerai-je à relâcher ce livre dans une démarche de book crossing, mais je ne suis pas encore prête. J'ai du le lire au moins 5 ou 6 fois, je me suis promis de le relire en anglais mais je n'ai pas encore sauté le pas. Un de ces jours, on verra. Moi que ne me suis jamais intéressée à la politique, je trouve dans ce roman une somme fabuleuse d'informations sur la nature humaine, que ce soit dans le domaine de la politique, de l'écologie, de la sociologie, de la religion, de la drogue et des addictions diverses, etc. Tout y est. Comme dans la tragédie antique, d'ailleurs (dont est inspirée la saga de la famille Atréides).
La dimension du temps y est particulièrement importante : l'échelle n'est pas celle d'une vie humaine, mais de civilisations entières. On parcourt ainsi plus de 10 000 ans pour se rendre compte que l'humanité n'a pas particulièrement évolué ...
Ce qui me gêne le plus dans notre prétenduement société occidentale évoluée, c'est que l'on ne tient absolument pas compte du temps. Nos hommes politiques n'ont qu'une idée en tête : le pouvoir. Quand on leur parle écologie et sauvegarde de la planète, ils font semblant d'être intéressés pour être dans l'air du temps mais en réalité ils n'en ont rien à battre. Alors que tout est là, justement : transmettre un monde à peu près potable aux générations futures. Que ferons nous de nos voitures à air conditonné, de nos écrans plasma, de nos machines (y compris cet ordinateur) une fois que nous aurons bouffé toutes nos réserves ?
Signé Isabelle
Muad'Dib et la Loi, extrait des Commentaires de Stilgar"
Extrait de l'avant dernier chapitre du 1er volume de l'excellentissime roman fleuve "Dune" de Frank Herbert. Peut-être un jour me résignerai-je à relâcher ce livre dans une démarche de book crossing, mais je ne suis pas encore prête. J'ai du le lire au moins 5 ou 6 fois, je me suis promis de le relire en anglais mais je n'ai pas encore sauté le pas. Un de ces jours, on verra. Moi que ne me suis jamais intéressée à la politique, je trouve dans ce roman une somme fabuleuse d'informations sur la nature humaine, que ce soit dans le domaine de la politique, de l'écologie, de la sociologie, de la religion, de la drogue et des addictions diverses, etc. Tout y est. Comme dans la tragédie antique, d'ailleurs (dont est inspirée la saga de la famille Atréides).
La dimension du temps y est particulièrement importante : l'échelle n'est pas celle d'une vie humaine, mais de civilisations entières. On parcourt ainsi plus de 10 000 ans pour se rendre compte que l'humanité n'a pas particulièrement évolué ...
Ce qui me gêne le plus dans notre prétenduement société occidentale évoluée, c'est que l'on ne tient absolument pas compte du temps. Nos hommes politiques n'ont qu'une idée en tête : le pouvoir. Quand on leur parle écologie et sauvegarde de la planète, ils font semblant d'être intéressés pour être dans l'air du temps mais en réalité ils n'en ont rien à battre. Alors que tout est là, justement : transmettre un monde à peu près potable aux générations futures. Que ferons nous de nos voitures à air conditonné, de nos écrans plasma, de nos machines (y compris cet ordinateur) une fois que nous aurons bouffé toutes nos réserves ?
Signé Isabelle
publié par Gilles et Isabelle dans: Lecture
